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par Ronan Macdonald

7 façons d’améliorer tes sons de kick

Apprends à traiter et maîtriser le son de tes kicks.

Le kick est au coeur de la musique électronique de club. C’est un instrument que chaque producer est obligé de maîtriser s’il veut enflammer le dancefloor. Heureusement, alors que tes prédécesseurs devaient obligatoirement enregistrer de véritables grosses caisses sur bande (incroyable !), aujourd’hui nous n’avons que l’embarras du choix en termes de samples de kicks pré-programmés de qualité professionnelle, d’instruments dédiés à la création de kicks, de kits de batteries virtuels prêts à l’emploi et tout ce dont nous pourrions avoir besoin pour nous faciliter la tâche.

Cependant, bien que ces outils soient nombreux et faciles à obtenir, il te faut apprendre et travailler les techniques nécessaires pour les exploiter efficacement – et c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Nous avons compilé ici ce qui, pour nous, sont les sept astuces et techniques les plus importantes que tu devrais connaître lorsque tu crées tes propres sons de kick, quel que soit le style de musique électronique sur lequel tu travailles.

 

1. Tout commence avec les meilleurs samples 

Il ne faut jamais sous-estimer l’importance d’un bon matériau de départ, peu importe le domaine de production musicale. Et bien sûr, le kick ne fait pas exception. Que tu arranges des one-shots dans un morceau ou que tu les déclenches dans BATTERY, POLYPLEX ou tout autre sampleur en MIDI, ton sample (ou tes samples, à lire ci-dessous) doit être irréprochable en termes de puissance, tonalité, corps et profondeur. Il doit aussi convenir au style et à l’instrumentation associée. Si tu as le moindre doute quant à la qualité du sample, jette-le et cherches-en un meilleur. Oh, et cale toujours ton kick sur la tonalité du morceau.

Si tu as du mal à utiliser un kick ‘live’ parce qu’il ne fait pas l’affaire dans l’enregistrement d’un kit de batterie en multipistes, il existe de nombreux plug-ins de ‘remplacement’ qui peuvent t’aider. Ils utilisent le signal sonore de la piste de kick pour déclencher le(s) sample(s) de ton choix, pour le(s) mixer avec le kick original ou le remplacer entièrement.

 

2. Le layering

Même s’il existe une infinité de sons de kick prêts à l’emploi dans MASCHINE, DRUMLAB et al., sans oublier les milliers de banques de samples commerciales sur Sounds.com et d’autres fournisseurs, concevoir ses propres kicks personnalisés en mélangeant deux ou trois couches de samples est une tâche très gratifiante. Chaque couche sonore devrait apporter quelque chose au son, tu devrais donc avoir une couche de ‘transitoires’ traitée par un filtre passe-haut, une couche de ‘corps’ traité par un filtre passe-bas, et un sample de kick acoustique pour la ‘personnalité’, par exemple ; et toutes seront mixées et traitées pour sonner comme un ensemble cohérent. N’oublie pas de sauvegarder ta construction dans un preset et/ou d’en faire un rendu sous forme d’un sample one-shot que tu pourras réutiliser dans d’autres projets.

 

3. Compression et EQ

Même si les kicks one-shot proposés dans les banques de samples de musiques dance et électronique n’auront besoin que de très peu – voire pas du tout – de traitement pour intégrer le mix, ceux capturés à partir de batteries acoustiques, avec leurs profils dynamiques et leurs variations de fréquences plus ‘naturels’ nécessiteront un peu de compression et d’égalisation. La compression est une arme puissante pour ajouter du punch et du corps, mais fais attention de ne pas écraser la dynamique de ton kick – les contrôles d’attaque, de relâchement et de mixage dry/wet de ton compresseur seront tes amis pour cela. Et quant à l’égaliseur, ne tombe pas dans le piège qui consiste à simplement augmenter les basses fréquences pour accroître la présence : une grande part du caractère et de l’énergie d’un kick repose sur le médiums, tandis que les fréquences présentes dans le transient initial pourront aussi aller jusque dans les aigus.

4. La distortion

De nombreux producers professionnels te diront qu’appliquer une petite dose de distorsion à un son de kick est indispensable, que ce soit une infime touche de saturation à lampes pour apporter de la présence ou – pour les formes de dance music plus agressives – un waveshaper abrasif. En bas de l’échelle, une saturation harmonique soignée peut être obtenue en poussant simplement une émulation logicielle de compresseur ou de préampli analogiques – VC 160 VINTAGE COMPRESSOR ou SUPERCHARGER, pour ne citer qu’eux. Pour renforcer un kick de façon plus visible, les plug-ins DIRT et BITE du CRUSH PACK devraient être tes outils de prédilection, le premier générant une saturation polyvalente de style analogique et le second offrant de la réduction de fréquences d’échantillonnage et de résolution audio super crunchy.

 

5. Sculpter les transitoires 

Dans les années 1990, SPL a révolutionné l’histoire du traitement dynamique avec son Transient Designer matériel. Celui-ci permettait de régler séparément le niveau de l’attaque et du sustain de n’importe quel signal chargé en transitoires, et devient immédiatement un indispensable en studio pour traiter les kicks. Cette même fonctionnalité est aujourd’hui à portée de main sous la forme du TRANSIENT MASTER, entre autres plug-ins. Augmente ou diminue simplement l’Attack pour booster ou atténuer les transitoires de ton kick et ajouter du punch, ou au contraire calmer l’impact initial. Et tourne le potentiomètre Sustain pour accentuer ou réduire le contenu non transitoire suivant et ainsi obtenir une queue plus longue ou courte.

6. Renforcer les infrabasses

Si ton kick manque de puissance et de sustain dans les graves, ajouter une couche d’infrabasses synthétiques peut être la solution. Quasiment n’importe quel synthé fera l’affaire pour cela ; configure-le pour qu’il produise une onde sinusoïdale ou triangulaire très grave – ou isole son sub-oscillateur dédié s’il en possède un. Tu pourrais aussi moduler ton oscillateur vers le bas en utilisant une enveloppe de pitch avant de le déclencher avec le kick principal. Mixe ton sub nouvellement généré à ta guise, et joue avec le déclin et le sustain de l’enveloppe d’amplitude pour façonner sa longueur et son extinction.

Sinon, tu peux aussi jeter un œil et une oreille au plug-in d’effet compatible NKS Enforcer de Boom Library, c’est une solution complète pour booster ton kick. Cet effet utilise l’entrée audio (ton kick) pour déclencher un synthé de sub doté de fonctions d’enveloppe, de ducking, etc. que tu pourras facilement éditer.

 

7. La compression sidechain

Une autre technique qui a fait ses preuves pour faire ressortir un kick dans un mix est l’utilisation d’un compresseur sidechain pour ‘ducker’ la basse – et pourquoi pas d’autres éléments – à chaque frappe. Presque tous les compresseurs logiciels pourront réaliser cette tâche, y compris SUPERCHARGER et VARI COMP. Sa configuration dépend tout simplement de la façon dont ton séquenceur logiciel gère le sidechain. Certains (Logic Pro X par exemple) te permettent de sélectionner la piste de kick comme l’entrée sidechain du compresseur directement depuis l’interface du plug-in, tandis que d’autres (Ableton Live) nécessiteront de router la piste de kick vers le compresseur via un retour auxiliaire ou en le dupliquant pour l’utiliser comme source silencieuse du sidechain.

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